摘要
D豕s les ann谷es 1820 dans le royaume des Pays-Bas de Guillaume d*Orange, des gens de plume d*expression fran aise r谷digent une presse d*opposition. Journalistes d*opinion, ils s*affirment &patriotes* et belges en lutte contre la presse du gouvernement hollandais et ses publicistes gag谷s. Acteurs majeurs de la R谷volution belge de 1830, ils acc豕dent 角 des fonctions importantes au sein du nouvel Etat. Ils inscrivent aussit t la libert谷 de la presse dans la Constitution. Ils la veulent (presque) absolue alors que leur parcours personnel donne une d谷finition exigeante du &m谷tier* de journaliste. Dans leur esprit, la libert谷 de la presse est avant tout un devoir de publicit谷. Il s*agit, via les journaux, de constituer une opinion publique, la plus large possible, favorable au lib谷ralisme politique. Malgr谷 diverses tentatives des nouveaux gouvernants 每 y compris celle de cr谷er un quotidien officieux 每 la libert谷 de la presse r谷v豕le (et encourage) au contraire la pluralit谷 des opinions parmi les milieux acquis aux id谷es nouvelles. On assiste d豕s lors 角 une &querelle des patriotes* dans un grand nombre de publications. Les pressions des dirigeants des grandes nations 每Fran ais en t那te 每 constituent toutefois une menace autrement plus s谷rieuse. Ceux-ci voient d*un mauvais il l*existence d*un petit pays dont la presse est libre# de les critiquer. Sous Napol谷on III, la volont谷 des autorit谷s fran aises de mettre un terme 角 ce qu*elles qualifient de licence est telle que l*int谷grit谷 nationale belge est momentan谷ment en p谷ril. En l*occurrence, l*attitude des Belges va montrer 角 nouveau l*existence d*un lien organique entre la libert谷 de la presse et le sentiment national. A partir de los a os 1820, en el reino de los Pa赤ses Bajos de Guillermo de Orange, intelectuales de expresi車n francesa inician una prensa de oposici車n. Periodistas de opini車n, se afirman patriotas y belgas en lucha contra la prensa del Gobierno holand谷s y sus publicistas a sueldo. Protagonistas de la Revoluci車n belga de 1830, acceden a funciones importantes en el nuevo Estado. Inscriben inmediatamente la libertad de prensa en la Constituci車n. La quieren (casi) absoluta cuando su trayecto da una definici車n exigente al trabajo de periodista. En el esp赤ritu de esos periodistas, la libertad de prensa representa ante todo un deber de publicidad. Se trata, con los peri車dicos, de constituir una opini車n p迆blica, la m芍s amplia posible, favorable al liberalismo pol赤tico. A pesar de las distintas tentativas de los nuevos gobernantes - incluso la de crear un diario oficioso - la libertad de prensa revela (y f